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Crudivorisme et Santé: tout ce qu’il faut savoir

Avez vous déjà entendu parler du crudivorisme? Ce nouveau régime alimentaire qui commence à faire parler de lui, est en plein essor. Alors nouvelle mode extrémiste ou véritable méthode d’alimentation santé?

Pour y voir plus clair, je laisse la parole à Lucie de Vivons Physio-logique, accompagnatrice en transition alimentaire.

Depuis quelques années, un mouvement tout droit venu des Etats-Unis a fait son apparition: le crudivorisme. Synonyme d’alimentation et de mode de vie sains, le crudivorisme est pourtant souvent mal perçu par les professionnels de santé, en France notamment. De plus, nombreux sont ceux qui ont beaucoup de préjugés sur le fait de manger cru. Etre crudivore, est-ce manger uniquement des carottes râpées et des salades ? Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur ce choix alimentaire qui est bien plus qu’une mode.

1/Etre crudivore, ça veut dire quoi?

Malgré certaines idées reçues, être crudivore, ce n’est pas manger exclusivement des carottes et des salades telle une pauvre petite tortue toute maigre et affamée.

Etre crudivore, c’est une personne qui va manger majoritairement cru entre 70 et 100%.

Mais on se trompe souvent sur la notion de « manger cru »…Manger cru, c’est manger des aliments les plus bruts possible n’ayant subi qu’une transformation minime, voire aucune transformation.

Quand je parle de transformation minime, cela inclut le mixage, la déshydratation, la lacto-fermentation mais également la cuisson à la vapeur pendant quelques instants.

Quand je dis aucune transformation, c’est par exemple manger des fruits, des corps gras (oléagineux, avocat et noix de coco) et des légumes juste découpés et mangés.

Un crudivore est également une personne qui consommera peut-être aussi de la viande séchée, du poisson cru, des jaunes d’oeuf crus ou du beurre cru.

Quoiqu’il en soit, une personne qui se dit crudivore ne mangera pas ou très peu de produits industriels sur-transformés, d’aliments ayant subis une cuisson agressive comme la friture ou la cuisson à la cocotte-minute.

De même, elle se tournera vers des aliments les plus bruts possible en évitant ainsi le sucre raffiné, le gluten, les produits laitiers industriels de vache ainsi que les additifs et colorants alimentaires.

Toutefois, je tiens à préciser qu’un certain nombre de personnes se disant crudivores le sont par conviction et parfois par idéologie, oubliant peut-être dans certains cas que leur corps n’est pas prêt à manger cru.

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2/Pourquoi manger cru?

L’argument de la personne crudivore est simple et plein de bon sens: manger le plus brut possible afin de préserver toutes les vitamines, minéraux, oligo-élements et micro-nutriments, indispensables à toutes les cellules de notre organisme.

Cet argument est tout ce qu’il y a de plus vrai.

Notre corps a besoin de nutrition, de vraie nutrition, dans un monde où l’industrialisation de notre alimentation et la sur-abondance de nourriture nous dénutrit (voir article Fast food&co: sommes-nous nourris ?).

Manger cru, c’est apporter à nos cellules toute la nutrition dont elles ont besoin pour faire fonctionner notre corps de manière optimale.

Les enzymes, les minéraux, les vitamines, les oligo-éléments, les micro-nutriments, les acides gras…Tous ces éléments indispensables à une santé de fer, si fragiles à la cuisson, ne se trouvent de manière complète que dans l’alimentation crue, dépourvue de transformation industrielle.

Le but de l’alimentation n’est-il pas de donner à nos cellules tout ce dont elles ont besoin ?

Bien sûr.

Ainsi, il semble évident que l’alimentation crue ou crudivorisme soit l’alimentation la plus physiologique pour l’être humain.

Car elle permet à notre corps d’avoir la force de repousser les maladies.

Car elle répond à l’entièreté de ses besoins physiologiques, métaboliques, biologiques mais également gustatifs.

Quoi de plus satisfaisant que de croquer à pleines dents dans un aliment naturel dénué de toute transformation industrielle…

On va dans le jardin, on tend la main et on nourrit nos petites cellules qui n’attendent que ça. Quoi de mieux ?

Conclusion: devenons tous crudivores, nous serons ainsi tous en pleine santé, sans maladie aucune, au maximum de nos capacités physiques, cognitives et intellectuelles. 

(fin de l’article ?)

MAIS ça, c’est en théorie…car en pratique, la réalité est bien plus compliquée…

3/ Tout le monde peut-il manger cru?

Vous avez bien compris qu’en théorie, on pourrait (on devrait ?) tous manger cru et que ce serait sûrement la solution à notre dénutrition moderne.

Mais en pratique, la chose est tout autre, et NON, tout le monde ne peut pas manger 100% cru (ou du moins pas tout de suite).

Découvrez 3 raisons qui montrent que le cru n’est pas adapté à tout le monde dans nos sociétés modernes.

Raison 1: Nos corps sont abîmés

Dans un monde où la sur-transformation des aliments par nos industriels chéris est gage de qualité voire d’utilité publique, nos corps vont mal.

Pas besoin d’avoir fait de longues études de médecine pour voir que de plus en plus de personnes de notre entourage développent des maladies qui n’existaient pas il y a encore un siècle.

Pas besoin d’être un spécialiste pour comprendre que des maladies dites de civilisation comme le cancer, le diabète et bien d’autres ont un rapport étroit avec nos modes de vie totalement délirants et la qualité déplorable des aliments que nous mettons dans notre assiette.

Depuis des décennies, nos corps subissent attaque sur attaque sans que nous en rendions compte.

La santé de nos corps se dégradent peu à peu.

Des aliments du quotidien, que nous consommons plusieurs fois par jour, fragilisent nos organismes et nos intestins en particulier.

Un de ces aliments (et il y en a d’autres) est le gluten qui « râpe » littéralement la muqueuse intestinale et provoque ce qu’on appelle de la porosité intestinale.

Selon les personnes, cette porosité intestinale est plus ou moins avancée.

Lorsque le cru rend malade

Ce qui est sûr, c’est que pour les personnes qui ont une inflammation chronique au niveau des intestins, comme une intolérance au gluten, une maladie coeliaque, un syndrome du côlon irritable, une maladie de Crohn, des diarrhées à répétition…n’auront certainement pas intérêt à se lancer dans le crudivorisme, même partiellement (du moins dans un premier temps).

Car avoir une alimentation crue, c’est aussi manger des légumes crus et le moins que l’on puisse dire, c’est que les légumes crus contiennent beaucoup de fibres.

Ces fibres sont essentielles pour notre santé mais en trop grande quantité, elles vont vraiment « ratisser » les intestins déjà très inflammés de la plupart d’entre nous.

De plus, dans les légumes, les micro-nutriments, vitamines et minéraux sont emprisonnés dans la cellulose du légume. Notre corps doit donc casser cette cellulose pour les extraire. Mais le problème (car oui il y a un problème), c’est que nos corps sont épuisés (grande nouvelle!) et que la plupart d’entre nous est incapable de casser convenablement la cellulose des légumes crus.

Résultat: vous mangez des légumes crus tous les jours en pensant vous faire du bien mais en fait, vous irritez vos intestins abîmés et vous ne bénéficiez pas de toute la nutrition des légumes crus car votre corps ne peut pas les extraire…avouez que c’est tout de même dommage !

L’importance de la transition

De plus, si vous aviez décidé de passer directement d’une alimentation dite « classique » à une alimentation crue du jour au lendemain, il y a des chances que vous vous retrouviez avec de belles diarrhées. En effet, votre population bactérienne est adaptée à ce que vous mangez. Donc si vous changez du tout au tout, vos bactéries n’auront pas eu le temps de s’adapter à cette nouvelle alimentation, et vous n’assimilerez rien.

Bien sûr, il y a des gens pour qui cela ne posera aucun problème. Mais pour la plupart d’entre nous, il vaut mieux y aller par étape.

Raison 2: Nous n’écoutons pas assez nos corps, on veut aller trop vite

Il est important d’écouter son corps et de voir ce qu’il nous dit.

Lorsque l’on commence à prendre conscience de l’importance de l’alimentation sur la santé, nombreux sont ceux qui sont animés par une motivation sans limite. Ils ont compris tous les bénéfices « théoriques » du manger cru, et ils y plongent à 20 000%.

Le problème, c’est que l’on veut aller trop vite, trop fort.

Nos corps abîmés ne sont pas prêts à opérer de tels changements tout de suite.

Il faut y aller progressivement, étape par étape.

Avant de se lancer dans le tout-cru, il s’agit de rétablir l’état des ses intestins, entre autres.

Les jus de légumes et de fruits

Pour cela, la première étape va être la consommation de jus de légumes et de fruits qui vont permettre de bénéficier de tous les minéraux et vitamines, mais sans les fibres.

Idéal pour les « inflammés » des intestins n’est-ce pas ?

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La cuisson à la vapeur

Une deuxième chose à intégrer dans votre alimentation, à défaut de pouvoir consommer des légumes crus en grande quantité, ça va être de les consommer cuits.

Pas cuits à la friture ou à la cocotte-minute mais bien à la vapeur douce.

La vapeur douce rend plus digeste les fibres mais a la particularité de garder une grande partie des vitamines, minéraux et micro-nutriments des légumes.

En y allant progressivement, et en fonction de la capacité de chacun, vous pourrez peu à peu intégrer des légumes crus à votre alimentation, sans trop d’encombres.

Après, il est important d’avoir à l’esprit que manger cru n’est pas un fin (faim!) en soi.

Mais il est certain que l’on doit en consommer davantage et diminuer de plus en plus les produits industriels sur-transformés qui nous font tant de mal.

Raison 3: L’exclusion sociale ? 

Manger cru, c’est bien. Manger ensemble, c’est mieux.

Combien de personnes se sont lancées à corps perdu dans le crudivorisme, se renfermant sur elles-mêmes, refusant de manger en famille ou avec des amis par peur de « sortir » de leur alimentation crue.

Etre flexible dans son alimentation est certainement l’une des clefs de la bonne santé.

Etre obsédé par ce que l’on met dans son assiette nous fait passer à côté de bons moments en famille ou entre amis. Pire, cela provoque un stress intense en nous et au final, peut nuire à notre santé.

Il est important de ne pas s’isoler dans une rigueur alimentaire.

On peut refuser de consommer certains aliments car ils nous rendent malades. Mais, ne surtout pas tomber dans l’obsession et l’extrémisme alimentaire.

Si cet article vous a plu, retrouvez-moi sur mon blog Vivons physio-logique pour plus d’articles autour de l’alimentation et du mode de vie sains.

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Lucie du site Vivons physio-logique.

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